On conserve facilement des photos, des vidéos, des écrits. La voix, elle, est plus fugace. Beaucoup de personnes endeuillées racontent la même chose : au bout de quelque temps, c’est le son de la voix qu’on peine à se rappeler. Or c’est souvent ce qui touche le plus.
Le premier geste, le plus simple, est de garder des enregistrements : un message vocal, une conversation, quelques minutes où la personne raconte quelque chose. Ces sons sont précieux — sauvegardez-les à plusieurs endroits.
À partir de quelques minutes d’audio de bonne qualité, des technologies de synthèse vocale peuvent aujourd’hui recréer une voix : non pas rejouer des phrases enregistrées, mais prononcer de nouveaux mots avec le timbre et les intonations de la personne. C’est ce qui permet à un Echo de répondre en audio, et non seulement par écrit.
Recréer une voix demande des garde-fous. Le premier : le consentement de la personne, idéalement donné de son vivant — la voix est un attribut intime. Le second : la transparence. Une voix générée par une IA doit être signalée comme telle ; c’est d’ailleurs une exigence du cadre européen sur l’intelligence artificielle.
Chez Echos, la voix n’est proposée qu’avec un consentement vocal explicite, à partir d’enregistrements que vous fournissez, et elle est clairement présentée comme une recréation. L’objectif n’est pas l’illusion, mais la présence : retrouver un timbre aimé, sans faire semblant qu’il s’agit d’autre chose que d’un écho.